Publié le 24 Janvier 2017

Pas beaucoup de photos de voyages ces derniers temps parce que, chose étrange, il se trouve que je bosse, et pas qu'un peu ! Dans le petit musée du grand écrivain, une nouvelle exposition ouvre très bientôt. C'est la dernière ligne droite et le chantier avance drôlement vite !

Il fallait déjà repeindre tous les murs de belles couleurs qui claquent !

Il fallait déjà repeindre tous les murs de belles couleurs qui claquent !

Puis faire venir de grands tableaux depuis Madrid.

Puis faire venir de grands tableaux depuis Madrid.

Les placer comme il faut dans nos petites salles d'exposition.

Les placer comme il faut dans nos petites salles d'exposition.

Les faire expertiser par une restauratrice pour être sûr qu'ils étaient bien portant.

Les faire expertiser par une restauratrice pour être sûr qu'ils étaient bien portant.

Finalement bof alors un restaurateur est venu les bîchoner.

Finalement bof alors un restaurateur est venu les bîchoner.

Coller les citations, les textes et les cartels.

Coller les citations, les textes et les cartels.

Et enfin le titre ! Maintenant je vous attend : venez vite !

Et enfin le titre ! Maintenant je vous attend : venez vite !

Voir les commentaires

Rédigé par sév'm

Publié le 22 Janvier 2017

Le post dédié aux jolies images de douceurs sucrées ! Juste un prétexte pour jouer les gourmands !!

Dessert de Nouvel An acheté chez un traiteur.

Dessert de Nouvel An acheté chez un traiteur.

Mille-feuille au thé matcha de chez Sazanka.

Mille-feuille au thé matcha de chez Sazanka.

Un café gourmand près du théâtre du Petit St Martin.

Un café gourmand près du théâtre du Petit St Martin.

Voir les commentaires

Rédigé par sév'm

Publié le 6 Janvier 2017

C'est la nouvelle année alors je continue avec la pub des nouveautés !

C'est fois une parution dans laquelle j'ai fait deux articles  :

Cimetières et tombeaux - Patrimoine funéraire français

aux éditions du Patrimoine.

Cette fois, pas de dessins (quelques photos mais chut! on ne le dira pas) mais du vrai texte avec des mots savants dedans.

Pour écouter la très douce et radiophonique voix de la rédactrice en chef de ce livre (et précieuse amie que je remercie 1000fois) : cliquez sur ce petit reportage de Franceinfo.

et pour les fans (oui bon pour les curieux surtout ! ) un petit florilège d'articles sur cette parution :

- par Pageetplume - le livre par les libraires

- par Le Moniteur - mag d'architecture

- par le Figaro

 

 

Autre page de réclame

Petite revue de presse :

Article paru dans : L'Oeil - n° 696 - Décembre 2016

La conservation du patrimoine des cimetières

Guénola Groud est conservateur général du patrimoine, responsable de la cellule patrimoine du Service des cimetières de la Ville de Paris depuis 2007.

Vous codirigez la première synthèse sur le patrimoine funéraire en France, pourquoi ce domaine si riche n’a-t-il pas fait l’objet d’une publication d’envergure plus tôt ?
Il n’y a jamais eu de grande campagne nationale, car le recensement de ce patrimoine dépend essentiellement des services régionaux de l’inventaire. Or, cette problématique a été investie de manière très variable selon les régions, et les cimetières sont donc inégalement documentés. Certaines municipalités et associations se sont aussi emparées de cette problématique, essentiellement dans le monde rural, car, paradoxalement, les cimetières urbains sont les moins étudiés. Je crois que le Père-Lachaise, qui a fait l’objet de plusieurs publications, a un peu fait de l’ombre à tous les autres. Alors qu’il y a vraiment des cimetières magnifiques et mieux préservés en région, mais nettement moins connus, comme le Monumental de Rouen ou La Madeleine à Amiens. Ce dernier, protégé au titre des Monuments historiques, a d’ailleurs été particulièrement bien étudié. Son inventaire, qui est le plus complet de France, est accessible en ligne.

Même pour les grands architectes, ce patrimoine demeure peu connu, pourquoi ?
En effet, la plupart des grands architectes ont réalisé des tombeaux, soit dans le cadre d’une commande, soit à titre personnel. C’est par exemple le cas de Labrouste, Baltard, Viollet-le-Duc, mais aussi des frères Perret. Ce patrimoine est mal identifié, car les sources sont souvent difficiles à trouver. Alors que la plupart des archives des architectes ont été déposées dans des archives publiques, c’est rarement le cas des documents relatifs aux tombeaux, puisqu’il s’agit de commandes privées. Les dessins préparatoires et les documents ont donc globalement échappé aux grandes monographies, mais cela change progressivement. Cette méconnaissance est d’autant plus dommageable qu’elle a conduit à des destructions. Depuis la loi de 1924, les communes sont en effet autorisées à reprendre des concessions perpétuelles abandonnées pour les exploiter. Certaines instances patrimoniales se sont émues des conséquences de cette loi, qui altère l’unité d’ensemble, et ont essayé de protéger les cimetières historiques. C’est notamment le cas de la commission du Vieux Paris qui s’est battue pendant trente ans pour protéger le Père-Lachaise.

Quels sont les facteurs qui rendent la conservation de ce patrimoine si difficile ?
La protection des cimetières est difficile, car elle repose sur l’application de plusieurs codes ; de plus, les maires n’ont pas le droit de réglementer l’esthétique et ils sont démunis face aux prérogatives des titulaires des concessions. En effet, ce qui fait la caractéristique du cimetière, c’est qu’il s’agit d’un équipement public, où la commune est en charge de l’entretien et de la police des cimetières, mais où chaque concession est une propriété privée. C’est pour cette raison que les communes ne peuvent généralement pas intervenir, même quand un monument s’abîme et que la famille n’agit pas. Outre ces questions de propriété, le cimetière est un lieu où se cumule l’un des plus grands nombres de facteurs défavorables à la conservation : intempéries, pollution et végétation. Sans même parler de l’action humaine, c’est-à-dire le changement de goût, mais aussi le vandalisme et le vol. Un des enjeux est aussi de conserver ce patrimoine sans bloquer l’activité funéraire. Dans cette optique, plusieurs cimetières ont restauré des chapelles anciennes pour les transformer en mini-columbariums.

Isabelle Manca

 

Un autre article paru dans :Le Journal des Arts - n° 466 - 28 octobre 2016

Un panorama du patrimoine funéraire

Les Éditions du patrimoine publient un ouvrage inédit de synthèse sur les cimetières français jusqu’ici en mal de documentation.

Qui s’intéresse aux cimetières, lieux d’inhumation régulièrement qualifiés de « musées à ciel ouvert » par les architectures et les sculptures qui les habitent, aura noté qu’il est difficile de trouver un ouvrage de synthèse sur le patrimoine funéraire français. Les livres concernant l’art des cimetières sont bien souvent des monographies attachées à un seul lieu, qui font la part belle aux cimetières parisiens, en particulier le Père Lachaise. Les Éditions du patrimoine viennent combler ce manque, en publiant le 3 novembre (deux jours après la Toussaint) un beau livre réalisé sous la direction de deux spécialistes très complémentaires : l’universitaire Régis Bertrand, auteur de nombreux livres et articles sur les sépultures et les pratiques mortuaires provençales – pas moins de seize références bibliographiques à la fin de l’ouvrage – et la conservatrice Guénola Groud, chargée de la gestion patrimoniale des cimetières de la Ville de Paris. Comme l’indique le communiqué de presse, cet ouvrage – rédigé par 32 plumes (historiens, historiens de l’art, chargés d’inventaire à la Direction Régionale des affaires culturelles, anthropologues, juristes…) – se targue de donner « une vision d’ensemble du sujet ».

Les tombes sous tous les angles
Ce livre déroule en effet les grands axes qui font du cimetière un élément tout à fait singulier dans le paysage patrimonial. Les tombeaux sont directement tributaires de toute une législation funéraire, d’exigences de salubrité, d’enjeux urbanistiques, de cultes rendus aux morts selon les confessions que le premier chapitre, parfois assez ardu, développe chrono-thématiquement, essai après essai. Le deuxième chapitre fait figure d’étude de cas. S’il ne traite pas tous les cimetières tapissant le territoire français – « beaucoup de cimetières n’ont pas encore fait l’objet d’études historiques », déplore Régis Bertrand – il passe en revue treize cimetières (La Madeleine à Amiens, Loyasse à Lyon, Terre-Cabade à Toulouse…) ou groupements géographiques de cimetières (bretons, corses, antillais…) au profil historique marqué pour en énoncer les caractéristiques. Le troisième chapitre, le plus artistique, s’intéresse notamment à tout le vocabulaire des monuments funéraires, de la chapelle néogothique que les cimetières déclinent ad nauseam aux gisants d’hommes politiques en passant par les différents types d’inscriptions décorant les tombes.

L’ouvrage, magnifiquement illustré par les tirages du photographe d’architecture Pascal Lemaître, n’élude évidemment pas les questions de conservation, particulièrement complexes dans le cas du patrimoine funéraire (lire JdA n° 399, du 18 octobre 2013), malmené par ce qui en fait sa beauté : la végétation, qu’il convient de protéger comme faisant partie intégrante du lieu, mais aussi l’action humaine sur lequel la collectivité n’a que peu de prise, l’esthétique des tombes particulières ne pouvant être réglementée, et leur entretien ne pouvant être pris en charge que par les titulaires de concessions.

« La diversité des critères pour évaluer l’intérêt patrimonial d’un cimetière conduit à reconsidérer la notion même de conservation, à nuancer la pertinence de nos exigences et à intégrer comme inéluctables le travail du temps et la fonction d’usage des lieux », conclut Guenola Groud, tout en appelant de ses vœux un inventaire complet des tombeaux d’intérêt patrimonial afin de favoriser, en cas de reprises de concessions, la conservation et la valorisation des tombes importantes. Le premier bilan, que constitue cet ouvrage, est sans nul doute très provisoire.

Margot Boutges

 

Voir les commentaires

Rédigé par sév'm